161: LEE REMICK UNE CERTAINE METHODE leeremick-vip-blog-com-733827lee-remick-8x10-color_lrg

Le cinéma aime parfois rompre brutalement avec une génération d’acteurs qui faisait ses délices la veille encore pour faire place nette à une nouvelle génération de stars.

Ainsi au fil du temps on a vu disparaître d’un coup les fragiles héroïnes à faire pleurer Zola comme Mary Pickford et les sœurs Gish au profit des garçonnes effrontées telles Clara Bow, Louise Brooks et Colleen Moore.

Celles-ci à leur tour ont été évincées par les grandes élégantes des années 30 jouant de leur blondeur, des créations Adrian, de leur humour et de quelques pas de danses et claquettes. C’était l’époque bénie des Jean Harlow, des Marlène Dietrich, des Constance Bennett.

Dix ans plus tard elles acquerraient leur statut de grandes dames avec le règne des Greer Garson, Barbara Stanwyck, Myrna Loy, Lana Turner ou Katharine Hepburn.

Les années 50 verraient le règne absolu des vamps aux poitrines opulentes telles Jane Russell, Gina Lollobrigida, Marilyn et Jayne.

Celles-ci à leur tour seront évincées par une génération d’actrices dites « intellectuelles » frappées au sceau de la « méthode » dite « de l’actor’s Studio ». Dont Lee Remick.

C’est à mon sens la plus vaste fumisterie de l’histoire du cinéma avec le coup de la « nouvelle vague ». Cette méthode que je considère personnellement comme un « truc » « Penses à ton rôle en tant que pissenlit ma chérie, que pense le pissenlit du remariage de son mari Dean Martin avec Cyd Charisse? Non ce n’est pas ca! tu n’est pas un vrai pissenlit! Recommence! » Et la pauvre Marilyn de tomber dans les pommes avant d’être virée, devenir complètement berzingue et mourir.

La méthode consiste à faire souffrir l’acteur jusqu’aux portes de la folie pour trouver l’émotion juste et inattendue.

je me permets de souligner que si l’émotion est juste elle n’est pas inattendue, question de bon sens!

Mais dès 1960, Hollywood ne jure que par « la méthode », c’est grâce à cette tocade que Lee Remick, fille de militaire déboule à Hollywood sous le très haut parrainage de son professeur Elia Kazan et tourne avec les plus grands pour les meilleurs, obtenant sans les demander des rôles prévus pour  des stars pourtant prestigieuses comme Lana Turner ou Marilyn Monroe dont la carrière et la popularité ne valaient plus rien contre « la méthode ». Croyait-on.

Avec le recul on se surprend à trouver terriblement surfait le jeu de Marlon Brando dans « Sur les Quais » ou de James Dean dans « Géant ». La méthode vise en effet au bannissement de toute sincérité au profit uniquement de l’intellectualisation. Grave erreur car lorsque le public connait le truc du magicien, la magie ne fonctionne plus. Je suis persuadée que Karl Malden et Montgomery Clift  auraient été tout aussi grands sans cet enseignement.

Quant à la belle Lee Remick, il faut bien reconnaitre que ses films ne connurent jamais les box office triomphaux de Marilyn et Lana! Qui se souvient aujourd’hui de « Sanctuaire »?

La méthode il faut bien le dire et Hollywood n’y avait pas pensé, le public s’en foutait!

La méthode, dieu merci, s’est démodée elle aussi et on est passé à autre choses, Lee Remick aussi, elle avait quitté Hollywood pour Londres et n’y reviendrait que pour finir sa courte vie.

Cliquez sur le lien pour découvrir la biographie de Lee Remick par Celine Colassin

fichier doc 161 LEE REMICK

Dernière mise à jour le 1 aout 2017

 

1 réponse
  1. hugongerard
    24 avril, 2013 | 9:54 | #1

    Je recherche Céline , le tître d un film ou d une série tv dans laquelle Lee Remick y jouait le rôle d une cleptomane , je ne sais pas si il s ‘ agît de la série : Détroit ( Wheeels) avec Rock Hudson ou du : Detective de Gordon Douglas avec Frank Sinatra , j hésite entre les 2 ?.

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