168: BERNADETTE LAFONT bernadette-lafont

Si l’on m’avait dit, lorsque j’ai commencé la création de ce blog sur les  plus grandes étoiles du cinéma du XXème siècle, que j’en arriverais un jour à croquer le portrait de Bernadette Lafont je n’en aurais pas cru un mot.

Et pourtant, il est plus que temps de lui consacrer une page. Plus longue, son absence aurai été un vide, une béance, peut-être même un outrage.

Pourtant, Bernadette Lafont n’est pas une star au sens premier du terme malgré son demi siècle passé devant les caméras, elle est une actrice populaire, connue et aimée de tous.

L’actrice, certes jolie comme un cœur qui émoustillait le public de godelureaux entichés de « nouvelle vague » n’avait pas et s’en fichait bien, le physique ravageur de ses contemporaines filmées à l’époque de ses débuts. Ce qui ne veut pas dire que ne sommeillait pas en elle  la beauté du diable.

L’ère était à Brigitte Bardot déjà, Martine Carol encore, Elizabeth Taylor toujours et Marilyn Monroe évidemment. On le voit, Bernadette est aux antipodes de ces dames et il ne lui viendrait d’ailleurs même pas à l’idée d’essayer un vison ou une rivière de diamants, même pour voir l’effet que ca fait.

Mais la nouvelle vague dont on fait à tort de Bernadette Lafont l’égérie ne lui propose que des rôles de petites boniches un peu chaudasses ou de mauvaises écolières de province venues tapiner à Paris!

Lorsqu’elle aura enfin un beau grand rôle digne d’elle « La Fiancée du Pirate », elle aura déjà eu deux maris, trois enfants et dix ans de carrière. Et la Fiancée du Pirate, film pourtant béni des dieux ne trouvera pas son public. Après dix ans de carrière, Bernadette Lafont triomphe dans un bide même si le film est devenu culte aujourd’hui. Elle retourne alors dare-dare aux seconds rôles et après avoir servi la soupe chez Chabrol, elle va la servir dans des comédies franchouillardes dont le seul intérêt est de se demander ce qui a bien pu pousser des producteurs à investir leurs deniers trébuchants dans des daubes pareilles! Des daubes comme « Le Trouble-Fesse » ou « On n’est pas sorti de l’auberge » que je recommande à tout dépressif pour qu’il constate qu’il y a pire tristesse encore sur terre que la sienne.

Bernadette Lafont le dira elle-même: « Ah mais j’ai eu beaucoup de chance! J’ai eu des très beaux premiers rôles! Un par décennie!« .

Dans les années 2010 ce sera « Paulette », un film auquel elle croyait beaucoup et un rôle qu’elle aimait vraiment et qui ne fera pas la carrière espérée. Le film vient à peine de quitter l’affiche lorsque le 25 Juillet 2013 tout s’arrête. Trois jours plus tôt, Bernadette est à Nîmes, sa ville natale. C’est la canicule après un printemps désastreux. Prise d’un malaise l’actrice est emmenée en hélicoptère vers l’hôpital le plus proche où elle décède.

On l’aura compris avec Bernadette Lafont je passe un cap dans la rédaction de ce blog. Un cap amorcé avec mon étoile précédente Alexis Smith. J’en ai fini des très grandes étoiles du vingtième siècle. Celles que tout le monde connaît même sans savoir vu leurs films. Celles dont le souvenir perdure dans les mémoires au delà de leur travail d’actrices. Celles qui ont fait l’histoire du siècle en dépassant largement le bord des écrans pour être les flamboyants symboles de leurs époques. Certes, il m’en reste à croquer, mais de plus en plus elles seront délices de cinéphiles.

Pour découvrir la biographie de Bernadette Lafont par Céline Colassin, cliquez sur le lien ci-dessous

fichier doc 168 BERNADETTE LAFONT

Dernière mise à jour le 1 aout 2017

1 réponse
  1. hugongerard
    29 juillet, 2013 | 11:59 | #1

    Pourrais tu me dire Céline quand et ou auront lieu ses obsèques car on n en pas parlé aux infos , ni dans les journeaux ?.

Laisser un commentaire

Un Cinéphage |
Mon ciné à moi |
FESTIVAL DE CANNES 2010 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le journal d'un coeur de Di...
| Films et compagnie
| MoviesNewsBooks.