173: ALICE FAYE : RAMAGE ET PLUMAGE FONT BON MENAGE 3329563395_ddb9d42dbc

Il est incroyable de constater à quel point l’étoile d’Alice Faye s’est estompée de nos souvenirs de cinéphiles.

Elle fut pourtant la principale « money maker » de la Century Fox avant que ne vienne le régne de Betty Grable que l’on disait sa pire ennemie et qui était en réalité sa plus grande amie.

Et si Betty succéda à Alice au box office de la planche à billets, ce n’est pas qu’elle ait détrôné Alice Faye, mais c’est que celle-ci, lassée du traitement que lui infligeait son studio avait lancé les clés de sa loge à la figure de Selznick pour solde de tout compte.

Car étrangement, Hollywood n’aura que peu de respect pour cette star adorée du public et follement rentable.

Aucun des films d’Alice Faye n’a été déficitaire et elle ronronnera des années en tête des charts américains, se classant deux fois plus souvent que Doris Day aux premières places des ventes de disques!

Comme je l’ai dit, le traitement infligé par Hollywood à Alice Faye n’a rien à envier à celui qui fut réservé à Clara Bow ni à celui qui attendait Marilyn Monroe!

L’académie des Oscars elle-même ne se fera jamais faute de couronner ses chansons, ses chorégraphies, ses robes et même son technicolor sans toutefois jamais prononcer son nom.

Elle sera la cible favorite des « potinières » en tout genre qui l’écharperont à qui mieux-mieux dans leurs rubriques.

En 1939, lorsque la Century Fox décide de porter à l’écran le spectacle où Alice triomphe à Broadway, le studio fait venir toute la distribution sauf elle! Préférant l’allemande Lilian Harvey!

Et lorsque la gracieuse Lilian déclina le rôle, si Selznick consentit à faire venir Alice Faye, c’est parce que Rudy Vallée, grande vedette du spectacle et du film l’avait exigé.

Dès sa première apparition le public l’adora et lui fut d’une fidélité à toute épreuve. Les dollars coulèrent instantanément à flots dans les caisses de la Century Fox. Selznick s’obstinait à faire d’elle une autre Jean Harlow, lui confiant les rôles refusés par d’autres dans des films qu’elle n’avait pas envie de faire. Pas non plus de Clark Gable ou de Gary Cooper comme partenaires, Don Ameche et Dan Dailey feront l’affaire! C’est presque un accident de la croiser avec Tyrone Power. Mais il faut dire qu’elle remplaçait Jean Harlow au pied levé!

Bien entendu, on ne lui confia jamais les rôles qu’elle souhaitait et on lui infligera à chacun de ses films une « attraction » supplémentaire! Ce fut Rudy Vallée et Eleanor Powell, ce serait Gipsy Rose Lee avant Carmen Miranda. Bientôt on lui fabriquerait une « rivale » de toutes pièces: Betty Grable.

Et bien entendu toute le publicité et tout elle gloire du film reviennent à ces exotiques attractions!

Alice Faye est de toutes les superstars de l’histoire, la seule à servir de faire valoir aux seconds rôles dans les films dont elle est la vedette!

Evidemment la star se vexa et s’en alla après l’intrusion d’une autre « attraction sensationnelle » dans un de ses films: la nouvelle venue Linda Darnell en faveur de qui on avait « écourté » le rôle d’Alice de ses meilleures scènes.

La star partie, Selznick n’aura de cesse durant des années de lui proposer tous les grands rôles dans les films de prestige que le studio prépare. Toujours en vain. Trop tard!

Cliquez sur le lien pour découvrir la biographie d’Alice Faye par Céline Colassin

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Dernière mise à jour le 1 aout 2017

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